Bombardement Google

Le bombardement Google (Google bombing en anglais) est une technique de référencement visant à influencer le classement d'une page dans les résultats du moteur de recherche Google. Cette technique exploite une caractéristique du moteur qui accorde un certain poids au texte avec un hyperlien vers une page. Ce poids peut varier en fonction de l'algorithme utilisé par Google. Si plusieurs sites utilisent le même texte pour pointer sur la même cible, Google additionne ce poids et il devient possible de faire apparaître la page cible dans les résultats d'une recherche sur le texte contenu dans les liens pointant vers elle.

Par exemple, une personne enregistre de nombreux noms de domaine puis les fait pointer vers un même site en utilisant le même texte : « ... est une légende vivante ». Toutes les personnes recherchant le texte « légende vivante » verront le site visé même si ce texte n'apparaît pas sur le site ciblé.

Cette faille du moteur Google est utilisée majoritairement par les réseaux de jouebs aux pages d'accueil versatiles agissant ainsi rapidement sur le classement d'un site. Les résultats empiriques indiquent qu'une poignée de jouebs est nécessaire pour réaliser un bombardement Google efficace.

La technique a été la première fois exposée le 6 avril, 2001 dans un article d'Adam Mathes. Comme ce bombardement exploite une faille, on peut considérer que c'est du spamdexing.

Cette technique a été utilisée à maintes reprises pour des fins ludiques, politiques et économiques par des internautes, par exemple :

Les meilleurs résultats sont obtenus en employant le bouton j'ai de la chance de l'interface du moteur Google qui oriente automatiquement l'utilisateur au premier résultat.

La société Google ne remet pas en cause ses algorithmes car ce phénomène reflète l'opinion publique et n'endommage pas la qualité globale de ses services. La société considère cela comme un effet de mode qui va retomber dans l'oubli.

Voir aussi

Liens externes

See also: Bombardement Google, 2001, 2003, 6 avril, Algorithme, Conseil de sécurité des Nations unies, Député, GNU, George Walker Bush, Google